Une tumeur cérébrale est une masse de cellules anormales qui se multiplient dans le cerveau de manière incontrôlée.
Il existe 2 grands types de tumeurs cérébrales :
Les tumeurs bénignes : se forment lentement et restent isolées des tissus cérébraux voisins. Elles ne se propagent pas à d’autres parties du cerveau et à d’autres organes et sont relativement plus simples à extraire par chirurgie ; Cependant, certaines tumeurs demeurent inextirpables du fait de leur localisation
Les tumeurs malignes : il n’est pas facile de les distinguer des tissus voisins. Il est donc difficile de les extraire entièrement sans endommager le tissu cérébral avoisinant.
La Tumeur est localisée par IRM ou TDM
Une biopsie permet de déterminer la nature bénigne ou maligne de la tumeur .Elle se pratique en procédant à un petit trou dans l’os du crane sous anesthésie locale ou générale
Les tumeurs cérébrales primaires sont celles qui prennent naissance dans le cerveau. Elles peuvent être bénignes ou malignes
Parmi les tumeurs malignes :
Les tumeurs gliales ou gliomes représentant 50 à 60% des tumeurs cérébrales ;Elles se forment à partir des cellules gliales
Les médullobastomes : à partir de résidu embryonnaire.Ce sont les tumeurs cérébrales les plus courantes chez les enfants.Mais aussi les métastases cérébrales
Parmi les tumeurs primaires bénignes on retrouve : les méningiomes,les adénomes hypophysaires, les ostéomes, les pinéalome, Neurinome de l’acoustique, Craniopharyngiome chez l’enfant et l’adulte…
Les Tumeurs secondaires sont malignes et proviennent d’autres organes.Les cellules tumorales sont transportées par le sang et se développent à la jonction entre la substance blanche et la substance grise du cerveau.
Elles sont plus fréquentes que les tumeurs primaires : 25% des personnes décédées de cancers sont porteuses de métastases cérébrales. Parmi les tumeurs à l’origine de métastases cérébrales : le cancer du sein, des poumons,du rein, du côlon, de la prostate…
Epidémiologie
En France, 6000 personnes sont diagnostiquées avec une tumeur cérébrale primaire.Elles représentent 2% de l’ensemble des cancers
Au Canada,les tumeurs cérébrales primaires touchent 8 personnes sur 1
00000.
Quant aux tumeurs métastasiques, elles concernent 32 personnes sur 1 00000
Le nombre de tumeurs cérébrales en Occident est en hausse depuis plusieurs décennies sans que l’on sache pourquoi. L’usage du téléphone semble être incriminé dans l’augmentation des tumeurs cérébrales primaires d’après des études chez l’animal. Les enfants seraient plus exposés que les adultes.
Les symptômes
Ils varient selon la localisation de la tumeur et sa taille. La tumeur étant bénigne ou maligne exerce une pression sur les formations cérébrales voisines, altérant leur fonctionnement. Ces symptômes peuvent être présents dans d’autres pathologies :AVC, abcès cérébral, hématome intracérébral, malformations artérioveineuses…
Le Syndrome frontal : tumeur au niveau du lobe frontal :hémiplégie progressive, crises épileptiques, modifications psychiques,aphasie, démarche ataxique, mictions impérieuses
Syndrome pariétal :crises épileptiques focales sensitives, apraxie,anosognosie,déni de la maladie, troubles de la parole
Syndrome temporal : épilepsie, crises psychomotrices
Syndrome occipital : troubles visuels
Le syndrome neurologique complexe : atteinte des voies motrices ,sensitives ou les radiations optiques : hémiplégie du coté opposé à la lésion, troubles de la sensibilité de l’hémicorps opposé
Une épilepsie focale ou généralisée isolée ou associée à d’autres symptômes neurologiques révèle une tumeur des hémisphères cérébraux. Elle est évocatrice chez le sujet de plus de 50 ans sans antécédent épileptique.
Maux de tête inhabituels
Nausées et vomissements
Troubles de la vision : vision embrouillée, vision double ou perte de la vision périphérique
Engourdissements ou perte de sensibilité d’un coté du corps
Paralysie ou faiblesse d’un bras ou d’une jambe d’un seul côté du corps
Vertiges, problèmes d’équilibre et de coordination
ralentissement intellectuel , difficulté de compréhension
Problèmes d’élocution
Troubles de la mémoire et confusion
Modification du comportement, de la personnalité, changements d’humeur
Troubles d’audition
Crise d’épilepsie
Perte de conscience
Perte d’appétit
Episodes psychotiques
Les Symptômes psychiques constituent les troubles initiaux dans 25% des tumeurs cérébrales .
L’hypertension intracrânienne est le résultat d’une tumeur qui prend du volume.Un œdème papillaire est observé chez 25% des patients.
Les facteurs de Risque
Age : augmente en vieillissant. La majorité sont diagnostiquées chez les plus de 45 ans sauf les médulloblastomes Chez les enfants ;
Exposition à la radiothérapie : individus traités par des rayons ionisants
Exposition à des produits chimiques : comme les pesticides
Prévention
On ne connaît pas la cause précise des tumeurs cérébrales primaires, il n’existe donc aucune mesure pour prévenir son apparition.
Cependant, il est possible de prévenir les autres cancers primaires à l’origine des métastases cérébrales par l’arrêt du tabac, un apport suffisant en fruits et légumes, la pratique d’une activité physique régulière, protection cutanée en cas d’exposition au soleil…
Traitements Médical
Ils varient selon le type de tumeur, sa taille et son emplacement.
Les Tumeurs malignes sont traitées à l’aide d’une combinaison de traitement : chirurgie, chimiothérapie et radiothérapie
Le taux de survie varie d’une personne à l’autre et dépend du type de tumeur, de sa taille, de son infiltration dans les tissus environnants et de l’opérabilité générale de chaque patient. Le taux de survie est élevé chez l’enfant.
Chirurgie
Si la tumeur est accessible, la première option est de l’extraire du cerveau par exérèse. Le chirurgien fait son possible pour extraire la plus grande partie de la tumeur sans atteindre les zones essentielles du cerveau.
La Radio chirurgie :
par des rayons focalisés. Elle utilise des faisceaux rayonnants puissants dirigés de manière précise sur la tumeur.
La Radiothérapie :
rayons moins puissants que la radio chirurgie mais permet une plus grande couverture des régions du cerveau. On l’utilise lorsque la tumeur n’est pas complétement extraite par chirurgie.et lorsqu’elle reste dans différentes parties du cerveau
La chimiothérapie



