Définition
Maladie Neurologique chronique dégénérative affectant le système nerveux central responsable des troubles : mouvements ralentis, tremblements, rigidité, autres troubles non moteurs…
Epidémiologie
La maladie de Parkinson est la seconde maladie neurodégénérative la plus fréquente après la maladie d’Alzheimer.
C’est la 2ème cause d’handicap moteur majeur après les AVC chez les sujets âgés
La maladie apparaît entre 45 et 70 ans : l’âge moyen est de 60 ans. Le pic est vers 70 ans
L’incidence de la maladie augmente avec l’âge
Elle est moins fréquente chez les personnes d’ascendance Africaine et Asiatique. Les hommes seraient plus souvent atteints que les femmes.
300000 personnes sont diagnostiquées chaque année à l’échelle mondiale : 1/100 à65 ans et 1/200 à 70 ans
En 2030, les prévisions décrivent une augmentation de 50% du au vieillissement, à un meilleur dépistage ainsi que d’autres facteurs environnementaux

Mécanisme :
Les cellules nerveuses atteintes sont situées dans la substance noire du cerveau , dans le mécencéphale,striatum, thalamus et du noyau sous-thalamique. Dans cette zone , il y’a une production de Dopamine : un neurotransmetteur qui permet le contrôle du mouvement. La mort de ces cellules crée un manque de dopamine et augmente l’acétylcoline et le glutamate.
Symptômes moteurs
Les premiers symptômes n’apparaissent qu’après que 60 à 80% des cellules nerveuses de la substance noire soient détruites : après 5 à 10 ans d’évolution. La plasticité cérébrale permet pendant cette période un fonctionnement cérébral normal.
Les symptômes moteurs sont souvent asymétriques : avec un seul côté du corps atteint ou les deux.
Hypertonie musculaire extrapyramidale
Tremblements : lent et régulier dans les extrémités. Le patient semble compter sa monnaie. Est augmenté par les efforts de concentration : main, tête et jambes. Cessent lors du sommeil
Akinésie et bradykinésie : rareté et lenteur des mouvements avec perturbation de la mimique et des mouvements automatiques comme la marche (lente et à petits pas)
Symptômes non moteurs :
Anosmie : Altération de l’odorat : concerne 100% des parkinsoniens
Voix chevrotante : sans expression avec difficulté à articuler
Absence d’expression faciale avec absence de battements des paupières
Micrographie : petite écriture
Troubles cognitifs : difficulté à penser
Les chutes
Hyper salivation et troubles de la déglutition
Dysarthrie (troubles de la parole)
Mauvaise vision des couleurs et des contrastes
Troubles urinaires avec mictions urgentes et constipation
Changement de la pression artérielle : vertiges, hypotension…
Vision des couleurs et des contrastes altérée
Dépression, troubles de l’humeur et du sommeil
Troubles de la mémoire
La démarche Parkinsonienne :
Rigidité motrice, souci de contrôle, perfectionnisme et déficit dans la recherche de nouveauté caractéristique de l’hypo dopaminergique. Il marche avec des petits pas en trainant des pieds, le dos voûté avec peu de balancement des bras
Les stades de la maladie
Stade 1 : premiers signes unilatéraux ne gênant pas la vie quotidienne
Stade 2 : signes unilatéraux mais entraînant une gêne
Stade 3 : signes bilatéraux : posture modifiée, pas d’handicap grave, autonomie complète
Stade 4 : handicap plus sévère, marche encore possible, autonomie limitée
Stade 5 : marche impossible ( fauteuil roulant, alitement), perte d’autonomie
Examens clinique et complémentaires
Le diagnostic est généralement clinique : il peut être confondu au départ avec un vieillissement normal mais au fur et à mesure qu’il s’aggrave, le diagnostic devient évident :
Le scanner cérébral et l’IRM sont normaux mais permettent d’éliminer d’autres maladies
Causes et Facteurs de risque
Les causes de la maladie restent inconnues. Cependant des facteurs génétiques et environnementaux interviennent
Age : patients jeunes pour la forme génétique
Le sexe : les hommes sont plus touchés que les femmes
La Génétique : 21 variants génétiques.15% des patients ont un proche atteint. Des mutations génétique. Prédominance en Afrique du nord,péninsule ibérique
Facteurs environnementaux : exposition aux toxines, pesticides, solvants, métaux :l’exposition aux pesticides augmenterait le risque de 70%
Facteurs protecteurs : le sport, le café, la vitamine B6, les antioxydants (vitamine C et D), la Nutrition (régime méditerranéen avec des Oméga 3), les oestrogènes…
Traitement :
Il n’existe pas de traitement curatif. Les médicaments agissent seulement sur les symptômes en les diminuant et ralentissent la progression de la maladie. Il dépend de plusieurs facteurs :âge, style de vie, gravité des symptômes, loisirs…
Médicaments :
La L-DOPA est le traitement le plus utilisé. Il est transformé n dopamine dans le cerveau pour combler le déficit induit par la maladie. Elle atténue les difficultés de mouvement, les tremblements et la rigidité des membres. Son effet diminue avec le temps.
La 2ème classe médicamenteuse sont les agonistes dopaminergiques. Elle inhibe l’enzyme qui catalyse la dopamine. Elle a d’autre effets secondaires (nausées, vomissements…)
Les inhibiteurs de la monoamine-oxydase B dimonuent la dégradation de la dopamine et empêchent la formation de radicaux libre et toxines neurologiques protégeant ainsi les cellules saines.
Les anticholinergiques réduisent les tremblements en rétablissant l’équilibre entre la dopamine et l’acétylcholine dans le cerveau
Ces traitements ne sont pas efficaces contre les symptômes non moteurs.
Traitement non médicamenteux :
La Kinésithérapie : améliore l’équilibre et la vitesse, l’endurance et diminue les blocages….
L’Alimentation : diminution de la consommation des protéines. Consommer : fruits, légumes, céréales contiennent des antioxydants protecteurs contre l’oxydation. La mastication devenant difficile : il faudra bien mélanger les aliments. Vitamine E
Exercice physique : améliore la mobilité, la flexibilité, l’équilibre, la coordination, réduit les effets secondaires et contribue à l’augmentation de la sécrétion de Dopamine. Il permet aussi de lutter contre la dépression.
L’ergothérapie : rééducation fonctionnelle et adaptation à domicile
Prévenir les chutes : aménager l’espace du patient
Activités artistiques : art thérapie, musicothérapie atténue les symptômes
Rééducation orthophonique : troubles de la parole, déglutition et micrographie et lutte contre les parésie du visage
Yoga et Relaxation : favorise l’équilibre et l’assouplissement et apprend à gérer son stress et atténue donc les symptômes surtout les tremblements
Stimulation cérébrale profonde :
Consiste à implanter 2 électrodes dans une région cérébrale précise : il s’agit généralement du noyau sous-thalamique.Les électrodes sont reliées à un nerurostimulateur.Ce dernier est implanté sous la peau de la région sous claviculaire ou abdominale.Le neurostimulateur générera des impulsions électrique qui vont interrompre le signal émis par le cerveau responsable des symptômes moteurs de la maladie.Cepedant, elle ne réduit pas la rigidité musculaire, ne corrige pas la perte du mouvement volontaire.
Elle est réservée aux patients présentant un handicap important et ayant moins que 70 ans
Stimulation magnétique transcrânienne
C’est aussi une stimulation électrique du cerveau.Elle consiste en de brèves impulsions magnétiques délivrées par une bobine placée sur le cuir chevelu.Ces impulsions modulent l’activité des neurones du cortex moteur qui est responsable des mouvements
L’administration d’apomorphine ou de L-DOPA par pompe sous-cutanée en continue par sonde gastrique sont des alternatives intéressantes
La Recherche de nouveaux traitements
Facteurs neurotrophes : sont des protéines ayant pour rôle ou pour effet de stimuler le développement des neurones, leur survie et leur plasticité cérébrale. Le facteur neurotrophe dérivé de la glie (GDNF) s’avère prometteur. Un dispositif d’injection est installé chirurgicalement à la base du cerveau. Il existe des dangers d’injection (port permanent).
Ils pourraient être utilisés à l’aide d’une greffe ou d’une thérapie génique.La voie intranasale permet d’outrepasser la barrière hématoencéphalique.L’expression des protéines est fiable.Cependant, il n’y a pas d’amélioration des symptômes
Thérapie génique : elle consiste à injecter dans des zones du système nerveux central des vecteurs viraux porteurs de certains gènes. Ces gènes, étant intégrés dans le génome des cellules hôtes, vont sécréter des substances neuroprotectrices intervenant dans la synthèse des neuromédiateurs.Ils ont introduit 3 gènes codants pour des enzymes nécessaires à la production de dopamine dans un vecteur viral.Ils ont injecté ce vecteur dans le striatum de 15 patients présentant des déficits moteurs.Il ya observation d’une amélioration au niveau de la production de dopamine et des symptômes moteurs
Cependant, cette technique n’empêche pas la dégénérescence des neurones
Cellules souches : ces cellules sont implantées dans le striatum.Elles sont totipotentes et peuvent se transformer en cellules neurales.Elles sont prélevées à partir de cellules souches embryonnaires ou cellules souches du patient lui-même.
Injection d’une protéine virale améliore la qualité du réseau mitochondrial réduisant ainsi de moitié la dégénérescence neuronale
Les dysfonctonnements comme l’accumulation de l’&-synucléine et des microgliales due à l’inflammation ont pour traitement des molécules les ciblant.
Stimulation électrique de la moelle épinière
Immunothérapie : cible les dépôts de protéines et synucléines pour les détruire et afin de ralentir le processus dégénératif
Venin d’abeille : freine la dégénérescence des neurones dopaminergiques
Chélateur de fer :molécule capable de capturer le fer et l’éliminer avec une amélioration des symptômes
Inhibiteur de neurotoxicité de l’&-synucléine comme le mannitol
Modulation des systèmes contrôlant le mouvement indépendamment de la dopamine ( glutaminergiques, adénosinergiques,sérotoninergiques )
Médicaments neuroprotecteurs
Evolution et complications
La maladie est chronique et à progression lente surtout avec le traitement. La progression et les symptômes varient d’une personne à l’autre et selon les activités.Les complications motrices surviennent après 5 à 10 ans de traitement.Il y’a des phases On-Off : périodes de mobilité normale entrecoupées de phases d’Akinésie
Pronostic : la maladie ne réduit pas l’espérance de vie des malades. Cependant, le risque de mortalité est doublé par rapport à un individu sain. Néanmoins, le traitement permet de vivre avec la maladie plusieurs années
Impact sur la vie et l’entourage
A mesure que la maladie progresse, il y’a difficulté à effectuer des tâches quotidiennes : boutonner des vêtements, attacher des lacets, prendre des pièces de monnaie, marcher, sortir d’une voiture, perte d’équilibre…
La prise en charge demande un investissement de temps et de prise en charge avec une aide à domicile. Les sorties se font toujours avec accompagnateur.
Se joindre à un groupe de soutien peut être aussi bénéfique



