Alzheimer

Alzheimer Présentation généraleLa maladie d’Alzheimer est une maladie dégénérative du cerveau où s’accumulent des substances chimiques anormales responsables d’une détérioration progressive de la mémoire et des capacités cognitives et intellectuelles. Elle démarre au niveau de l’hippocampe et s’étend au reste du cerveau. Les lésions sont irréversibles. Le Dr Alois Alzheimer, un neurologue allemand, a donné son nom à la maladie en 1906.Il a été le premier à avoir décrit ces lésions cérébrales lors de l’autopsie d’une femme morte de démence. Il avait observé dans le cerveau de celle ci des plaques anormales et des enchevêtrements de cellules nerveuses qui seront désormais considérés comme les signes physiologiques principaux de la maladie d’Alzheimer. EpidémiologieLes symptômes apparaissent après l’âge de 60 ans. Plus la maladie survient à un âge avancé et plus elle tend à s’aggraver rapidement. Elle représente 65% des cas de démence chez les personnes âgées. Elle évolue graduellement et touche surtout la mémoire à court terme à ses débuts. L’espérance de vie des patients atteints de la maladie est de 8 à 10 ans après le début des symptômes.Les femmes sont plus atteintes que les hommes : sur 25 malades : 10 sont des hommes et 15 des femmes. Cette différence pourrait être liée aux écarts d’espérance de vie.1 homme sur 8 souffriront de la maladie Le ProcessusIl existe 2 types de lésions : les dépôts amyloides et les dégénérescences neurofibrillaires. Chacune de ces lésions est associée à une protéine : le peptide B-Amyloide pour les dépots amyloides et la protéine tau phosphorylée pour les dégénérescences neurofibrillaires.Les dépots amyloides induisent une toxicité pour les cellules nerveuses se traduisant par l’augmentation de la phosphorylation d’une protéine de structure des neurones : la protéine tau. Cette phosphorylation de la protéine tau entraine à son tour une désorganisation de la structure des neurones et une dégénérescence dite « neurofibrillaire ».A terme, cette dernière mène à la mort des cellules nerveuses. Ce processus est assez lent et prend donc plusieurs dizaines d’années à s’établir avant que les symptômes apparaissent. Les recherches avancent que la dégénérescence neurofibrillaire (ou maladie « tau ») se propage à l’ensemble du cerveau indépendamment du peptide amyloide.De plus, on sait qu’il existe une réaction inflammatoire qui semble intervenir assez tôt dans le processus. Les facteurs de risqueLe principal facteur de risque est : l’âge : l’incidence de la maladie augmente après 65 ans et explose après 80 ans.La génétique : le risque est multiplié par 1,5 si un parent est touché, par 2 si les 2 parents le sont. La maladie apparaît d’une manière précoce en cas d’hérédité.Facteurs de risque cardiovasculaires : diabète, hypertension, hyperlipidémie)La sédentaritéMicrotraumatisme crâniens chez des sportifsAnesthésies répétées Les manifestations :Pertes de mémoire immédiatePerte de souvenirs anciens à un stade avancéModification du jugement et du raisonnementModification des fonction cognitives, exécutives et de l’orientation dans le temps et l’espace ( se servir d’un téléphone, préparation d’une recette connue,perte sur un trajet, perte de la notion de temps, reconnaître les objets et visages , rappeler la signification des mots, se souvenir des jours d’anniversaire,des jours de la semaine, planification du quotidien, perte de mémoire exécutive comme les fonctions du corps…)Troubles du langage oral (aphasie et dysorthographie) et écrit et de la vision élaborée( lecture, repérage d’objets…)Troubles du mouvement (apraxie)Un changement d’humeur et de comportement (Agressivité,anxiété, dépression, hallucinations, paranoia…)Perte d’autonomie dans les stades très avancésTroubles du sommeil ( insomnie) Les patients présentent des tableaux cliniques différents : ils ne souffrent pas des même handicaps et ne vivent pas la même évolution. Les patients peuvent continuer à avoir une vie sociale, intellectuelle et affective avec la maladie. Traitement et prise en chargeLa maladie ne se guérit pas mais une prise en charge adaptée peut ralentir sa progression et améliorer la vie du patient et de son entourage. La détection de la maladie commence avec une plainte du patient concernant des oublis répétés. Le médecin doit être prévenu : il fera un interrogatoire ainsi que des tests des fonctions cognitives. Ils permettront d’évaluer la nature et la sévérité des atteintes (tests de vision,d’écriture,de mémoire, de résolution de problèmes, orientation spatio-temporelle, fonctions d’exécution…) et la recherche de troubles du comportement et de l’humeur. L’IRM contribue également au diagnostic avec des anomalies cérébrales comme : une réduction du volume du cerveau, atrophie de l’hippocampe.D’autre part, des marqueurs biologiques peuvent aider à confirmer le diagnostic : le liquide cérébrospinal, la proteine bêta amyloide, la proteine tau…De plus, la tomographie par émission de position( TEP) permet de voir les plaques hamyloides et les dénénérescences neurofibrillaires dans le cerveau d’une personne vivante avec des radiotraceurs injectables permettant de se lier au peptide bêta amyloide et à la proteine tau. La prise en chargeElle sera multidimensionnelle.Elle combinera hygiène de vie, activités, traitement médicamentaux et dispositions médico-sociales ( accueil, hébergement…).Il faudra continuer les activités cognitives, physiques et maintenir une vie sociale autant que possible.L’équilibre alimentaire est aussi important. Concernant les médicaments : 4 spécialités sont couramment prescrites : 3 d’entre elles : le donépézil ( Aricept), la rivastigmine(Exelon) et la galantamine(Reminyl) visent à augmenter la disponibilité cérébrale d’acétylcholine : un neurotransmetteur qui facilite la communication entre les neurones : amoindrie par la maladie.Ils bloquent également l’action de l’acétylcholine estérase , l’enzyme qui dégrade le neurotransmetteur.La mémantine(Ebixa) pour sa part , va bloquer un recepteur au glutamate : une molécule qui endommage les neurones.Ce dernier traitement agi sur la composante « tau » de la maladie. Les médicaments n’améliorent pas l’état du malade mais ils ralentissent sa dégradation et le stabilisent lui permettant de continuer sa vie sociale et individuelle. Prévention :Avoir fait des étudesAvoir eu une activité professionnelle stimulanteAvoir eu une vie sociale active La rechercheLes pistes de recherche se développent notamment l’immunothérapie avec injection d’anticorps contre la peptive bêta amyloide ou avec un éventuel vaccin. Ceci ne se revèle pas probant face aux effets secondaires et aux symptomes qui demeurent.En effet, la dégénérescence neurofibrillaire persiste.Cependant, d’autres anticorps anti-amyloide plus performants sont actuellement en cours de test, et des essais d’immunothérapie ciblent aujourd’hui la protéine tau.D’autres approches sont également développées comme l’utilisation de plusieurs petites molécules thérapeutiques telles que des dérivés du bleu de méthylène qui désagrègent les filaments de tau ou encore des inhibiteurs de secrétase

Cervicalgie

Le rachis est composé de 7 vertèbres cervicales. C’est un pont osseux mobile entre la tête et le thorax La cervicalgie est constituée de douleurs au niveau des cervicales, c’est à dire depuis le haut du dos jusqu’au cou. Ces douleurs ont plusieurs causes selon le cas. Les muscles du cou qui entourent les vertèbres jouent un rôle essentiel à la fois dans le maintien des positions et dans la réalisation des mouvements. Ces douleurs sont fréquentes car cette région est sans arrêt sollicitée dans son rôle de maintien de la tête et doit assurer une multitude de mouvements en relation avec le tronc, ne serait-ce que porter le regard vers l’objectif visuel. Les causes ⦁ La cervicarthrose : c’est la dégradation du cartilage des articulations du cou.Elle touche plus les femmes que les hommes.Avec l’atteinte des nerfs avoisinant, la douleur peut s’étendre à : la nuque, l’arrière de la tête,le front, les épaules, les bras , le bas du dos juqu’aux jambes.La vascularisation peut aussi être gênée à ce niveau et provoquer : vertiges, bourdonnements d’oreille, troubles visuels. ⦁ Le torticolis : douleurs du cou vives et d’apparition brutale. Il est souvent du à la contracture d’un muscle sterno-cléidomastoidien d’origine traumatique ou inflammatoire. Il survient souvent suite à une mauvaise position notamment au niveau du sommeil.Les mouvements du cou ne sont pas possibles. L’affection ne dure que quelques jours. ⦁ Douleurs d’origine inflammatoires : douleurs vives s’accentuant la nuit et accompagnés ou non de fièvre due à l’inflammation dans les cas :arthrose, infection… ⦁ Douleurs post-traumatiques : La plus fréquente est le « coup du lapin ». C’est la pathologie de l’automobile avec flexion rapide et brutale du cou suivi d’une extension. (fracture vertèbre avec ou sans luxation)Il y’a une limitation des mouvements du cou et une contracture inconstanteDans le cas d’une entorse cervicale qui peut être provoquée par un mouvement brusque de la tête : elle entrainerait des dommages sur les ligaments et les tendons de la nuque. Le patient ressent de la raideur au niveau du cou, de la difficulté à effectuer certains mouvements à ce niveau. Nous pouvons également classer les cervicalgies en : cervicalgies communes et les cervicalgies symptomatiques. Les communes sont dues à une cause locale : arthrose, anxiété, mauvaise position, torticolis…alors que les cervicalgies symptomatiques sont dues à des pathologies externes : inflammatoire, infectieuse ou tumorale.. On parle de cervicalgies chroniques lorsqu’elles durent plus de 6 mois L’examen clinique et paracliniqueExamen clinique : circonstances de survenue, intensité de la douleur et son trajet, muscles impliqués, atteinte de la motilité, symptômes associés, gêne au niveau des activités… Une radiographie est demandée pour visualiser une arthrose cervicale ou pincements discaux, dysharmonie de la courbure de la colonne cervicale, signes neurologiques… Les symptômes : douleurs au cou, tête, nuque avec irradiation au niveau des épaules et des bras ,difficulté à exercer certains mouvements, faiblesses musculaires accompagnées parfois de maux de tête, vertiges, picotements dans les mains et les jambes… Les traitements :Médicamenteux : antalgiques, anti-inflammatoires, myorelaxants…En cas de douleurs intenses : il est recommandé de porter un collier cervicalIl est souvent recommandé un arrêt de travail Séances de kinésithérapie, massages, étirementsDiminuer le stress et adapter son travail Une chirurgie peut être recommandée selon la cause : tumeur, fracture…

Les Lombalgies

Définitions Est un mal de dos situé au niveau des vertèbres lombaires. Les Vertèbres concernées vont de D12 à S1.Les douleurs peuvent descendre jusqu’aux fesses, voire jusqu’à l’arrière des genoux. Les lombalgies sont fréquentes : en effet, les vertèbres lombaires sont fortement sollicitées et soutiennent une part importante du poids corporel. Les lombalgies sont souvent liées au monde du travail : 20% des accidents de travail et 7% des maladies professionnelles. On estime 2 salariés sur 3 qui ont souffert ou vont souffrir d’un mal de dos. Les facteurs de risque La génétique, les efforts répétés surtout de charge, la station debout ou station assise prolongée, antécédents de traumatisme, vibrations, antécédents de maladies psychosomatiques, insatisfaction au travail, anxiété, dépression… Les causes :Nous pouvons classer les lombalgies en 2 catégories : les communes et les symptomatiques : La Lombalgie commune : elle n’a pas comme cause une « maladie spécifique » .Elle est caractérisée par une douleur faible à très vive .Les causes sont diverses: un Effort excessif, un mouvement brutal, une posture maintenue trop longtemps, perte d’élasticité des disques intervertébraux chez les plus de 50 ans, arthrite ou arthrose, hernie discale… Elle est très fréquente : 60% de la population adulte avec une prévalence maximale entre 55 et 65 ans. La lombalgie peut devenir chronique si elle va au delà de 3mois et est favorisée par la non guérison d’un facteur mécanique initial, des facteurs psychosociaux, ou encore une mauvaise prise en charge. La lombalgie commune est sans gravité car elle n’entraine pas de lésion majeure et disparaitra sans traitement après quelques semaines. Cependant, elle laissera des traces en fragilisant les disques intervertébraux. La lombalgie symptomatique ou spécifique : elle est due à une maladie : infection, tumeur, fracture, malformation …Elle est plus rare que la lombalgie commune 80% des personnes (4 personnes sur 5) vont présenter au moins un épisode de lombalgie au cours de leur vie Les Symptômes Le patient ressent souvent un blocage et des difficultés à faire certains mouvements. Il existe 2 types de douleurs : Inflammatoires : spontanée et non liée au mouvements. Elles sont nocturnes et se manifestent pendant la 2ème moitié de la nuit et réveillent le patient. Elles se prolongent par une forte raideur matinale du rachis diminuant plus ou moins dans la journée. Mécaniques : apparaît lors de l’usage de l’articulation, le plus souvent dans la journée. Elle n’est pas assez intense pour réveiller le malade lors de ses mouvements de nuit. Elles sont maximales en fin de journée et peuvent gêner l’endormissement. Traitement et prise en charge Il faudra rechercher une pathologie sous jacente en cas de signes : douleurs non mécaniques présentes au repos et dans la nuit, signes neurologiques (atteintes motrices des jambes), paresthésie, traumatisme important, perte de poids inexpliquée, antécédent de tumeur, ,déformation structurale de la colonne,douleur au niveau du thorax, fièvre, douleurs apparaissant avant 20 ans et après 60 ans, altération de l’état général. En cas de simple lombalgie commune, le traitement comporte des règles d’hygiène de vie, le maintien du mouvement et l’activité physique, des antalgiques, des antiinflammatoires, des myorelaxants ainsi qu’une kinésithérapie active.Il faut également rester actif pour favoriser un travail musculaire. Le patient pourrait aussi recourir à la chaleur locale : rayons infrarouges, balnéothérapie chaude, les massages, l’acupuncture, la thalassothérapie (bains, jets, piscine, massages, rééducation localisée…), le renforcement musculaire des lombaires et des abdos. La rééducation est essentielle. Elle doit débuter à distance des crises douloureuses. Elle nécessite la coopération du patient et consiste généralement en des massages ainsi que des mouvements à pratiquer (étirements, posture, simulation de mouvements du quotidien…).On utilise également les appareils de contention lombaire ou des ceintures de soutien lombaire En cas d’échec du traitement médical, on peut proposer : des infiltrations corticoïdes épidurales précédées d’une intradurale, des tractions lombaires au lit ou sur table, séances de manipulations vertébrales et la pose de lombostat de 4 à 6 semaines. La prévention : Chez l’enfant : adaptation des meubles à sa taille, le sport, pantalons, ceintures et chaussures adaptées… Chez l’adulte : éviter le surpoids, avoir un lit adapté, une bonne position assise et se relever en s’aidant des accoudoirs et des cuisses, ne pas rester debout trop longtemps, ne pas porter de talons trop hauts ou trop plats, siège de la voiture incliné, ne pas soulever d’objets lourds, avoir un bureau et un siège adapté, faire des sports adaptés : la natation, la marche à pied, aerobic,yoga…

Hernie Discale

La hernie discale est liée au déplacement d’un des disques intervertébraux. Notre colonne vertébrale est constituée de 24 vertèbres dont 7 cervicales, 12 dorsales et 5 lombaires : entre chacune d’elle est placé un disque intervertébral, sorte de coussin amortisseur. Ce disque est composé de 2 éléments : un noyau central entouré d’un anneau fibreux qui attache les 2 vertèbres l’une à l’autre. Si l’anneau se fissure, la substance du noyau fait saillie à l’extérieur de la colonne vertébrale. C’est ce qu’on appelle une hernie discale : ce débordement du disque intervertébral peut alors provoquer la compression d’une racine nerveuse ou de la moelle épinière. Prévalence : 1 personne sur 50 en est atteinte un jour ou l’autre. Facteurs de risque et personnes touchées : concerne plus fréquemment les hommes que les femmes car ils sollicitent davantage leur force physique. Elle survient entre 35 et 55 ans Les causes : ⦁ Une Prédisposition héréditaire : avec plusieurs membres d’une même famille atteintes et/ou des anomalies génétiques qui induisent la faiblesse des structures composant la colonne vertébrale. Elle est à l’origine des cas précoces⦁ La dégénérescence des disques intervertébraux avec l’âge. La colonne vertébrale perd de sa tonicité, de son élasticité et de sa hauteur.⦁ Une action brusque, une mauvaise posture ou le soulèvement d’une lourde charge.⦁ Le surpoids et la grossesse qui augmentent les tensions sur la colonne vertébrale⦁ La saillie d’un ou plusieurs disques intervertébraux chez les plus de 45 ans constitue un facteur de risque Le diagnostic : Le patient consulte lorsqu’il a des douleurs lombaires qui s’intensifient. L’examen clinique est complété par une radiographie du rachis. Le médecin peut proposer un scanner ou une IRM qui permettront de visualiser la hernie. Les symptômes : Douleurs aigues souvent dans le bas de dos avec 95% des hernies discale située au niveau des vertèbres lombaires.C’est donc souvent une lombalgie ou une lombosciatique. Si le disque comprime la racine nerveuse : on parle de névralgie sciatique : 85% des sciatiques résultent d’une hernie discale. Les douleurs s’étendent alors à la fesse, cuisse et jambe avec une sensation de fourmillement et parfois une paralysie. Dans les cas les plus sévères, c’est la moelle épinière qui est touchée provoquant ainsi une paralysie des membres ou des sphincters anal et urinaire. D’autres atteintes nerveuses peuvent survenir selon la localisation de l’hernie. Dans ces cas d’atteintes neurologiques, les séquelles peuvent être irréversibles, il faut alors traiter le plus tôt possible. Autres symptômes : Les paresthésies, engourdissements, fourmillements, la faiblesse musculaire, les troubles sphinctériens dont l’incontinence et la rétention urinaire, les troubles sensoriels dans la région péri anale, les troubles d’érection. Les traitements : Traitement médicamenteux : anti-inflammatoires non stéroïdiens, antalgiques, myorelaxants accompagnés d’un repos.Infiltration locale d’anti-inflammatoires souvent des corticoïdes en cas d’échec du traitement médical L’opération chirurgicale : pratiquée en urgence suite à la paralysie des membres ou des sphincters anal et urinaire et lorsque les traitements précédents ne répondent pas. Seules 5 à 10% des hernies nécessitent ce type d’intervention.Il consiste en une exérèse du disque intervertébral concerné (discectomie) ou d’une partie d’une vertèbre (hémilaminectomie)Il faudra limiter les activités et mouvements après l’opération, le temps de la cicatrisationLes complications sont rares (hématome, difficultés pour uriner, lésion d’un nerf, infection…), voire exceptionnelles (paralysie partielle) Quelque soit le traitement choisi, il est souvent accompagné de séances de rééducation chez le kinésithérapeute. D’autres alternatives telles que la physiothérapie et l’ergothérapie pourraient être utiles. La prévention :La meilleure solution reste la prévention : éviter les mouvements brusques et choisissez des sports non traumatiques : marche rapide, cyclisme, natation…Il faut également se muscler le dos avec des exercices doux, maintenir un poids de santé, faire attention à sa posture et aux mouvements pratiqués, porter des chaussures ajustées, privilégier le sac à dos plutôt que le sac à bandoulière, ne pas rester longtemps assis : il faut penser à se dégourdir les jambes régulièrement.

La dorsalgie 

Définition C’est un mal de dos ou sensation de blocage situé au niveau du rachis dorsal. Les douleurs ressenties sont donc localisées au niveau des 12 vertèbres dorsales ou thoraciques appelés D1-D12 ou T1-T12.Elle est située entre le cou et le bas du dos. Ce mal de dos concerne 14% de la population.Dorsalgie Les causes Les dorsalgies symptomatiques : dues à une pathologie externe : pathologies cardiovasculaires, pathologies pleuropulmonaires, pathologies digestives, les affections rachidiennes, une hernie discale dorsale. Les dorsalgies statiques : troubles de croissance ou de la statique ⦁ Une cyphoscoliose ou double déformation de la colonne vertébrale associant une déviation latérale (scoliose) et une déviation à convexité postérieure (cyphose)⦁ Une dystrophie rachidienne de croissance ou altération de la structure disco vertébrale survenant chez l’enfant et l’adolescent. Elle peut entrainer des séquelles à l’âge adulte. Les dorsalgies fonctionnelles : facteurs mécaniques et psychologiques ⦁ Défauts de posture avec musculature dorsale trop faible⦁ Tensions musculaires aggravées par le stress et l’anxiété⦁ Dégénérescence et modifications des articulations vertébrales avec l’âge⦁ Grossesse et changements hormonaux: le poids du ventre augmente et les hormones de la grossesse provoquent un relâchement des ligaments de la colonne vertébrale⦁ Elongations ou lésions de la musculature dorsale à la suite d’un mouvement violent ou d’un choc… Facteurs favorisants : sédentarité, musculature dorsale insuffisante, période des règles, grossesse, surpoids, anxiété et stress… Dorsalgie et surpoids DiagnosticAvant de prendre en charge une dorsalgie fonctionnelle, il faut isoler les dorsalgies symptomatiques et les dorsalgies statiques qui bénéficieront de traitements spécifiques. Il faut tout d’abord évaluer la dorsalgie au moyen d’un interrogatoire et examen clinique du patient : Les douleurs : les antécédents, le siège, le rythme, l’influence des sollicitations mécaniques et des positions, la date et le début, l’évolution statique, la souplesse en flexion et en extension, les points douloureux à la palpation ; l’état de la musculature thoracique la présence d’une irradiation en ceinture (le long des côtes), contexte psychologique… Examens généraux et complémentaires : pleuropulmonaire, cardiovasculaire, digestif et hépatique, analyse sanguines qui recherchent des signes de l’inflammation, imageries du rachis (IRM, scintigraphie), imageries gastriques, explorations cardiovasculaires, échographie pulmonaire Les symptômes : ⦁ Douleurs aigues : concerne surtout les dorsalgies symptomatiques. Il faut traiter la cause ⦁ Douleurs diffuses : concerne les dorsalgies fonctionnelles : douleurs diffuses entre les omoplates. Elles produisent une gêne à la respiration. ⦁ Douleurs chroniques : concerne la dorsalgie fonctionnelle, elles se répètent régulièrement ou durent plus de 3 mois. Autres symptômes : tensions, blocages au dos, sensation de décharges électriques, de coup de couteau, sensation de fourmillements, picotements, brulures… Le Traitement En dehors des dorsalgies symptomatiques et statiques qui nécessitent des traitements spécifiques, la prise en charge concerne essentiellement les dorsalgies fonctionnelles : ⦁ Le repos ⦁ Antalgiques et anti inflammatoires non stéroïdiens lors des poussées douloureuses⦁ Pratique régulière d’une activité physique adaptée de façon à muscler le dos et les abdominaux.⦁ Modification de l’ergonomie au travail et éviter de porter des charges lourdes⦁ Séances chez le kinésithérapeute ou l’ostéopathe afin d’aider à relâcher les muscles, assouplir la colonne vertébrale et calmer les douleurs⦁ Exercices de respiration ou de relaxation et utilisation les médecines douces ( acupuncture…⦁ Prise en charge psychologique avec antidépresseurs et anxiolytiques si besoin La prévention⦁ Eviter le surpoids⦁ Pratique d’un sport adéquat afin de muscler le dos et développer des abdominaux solides à tous les âges : natation, gymnastique douce, musculation du dos et des abdominaux…⦁ Eviter les charges lourdes⦁ Adopter une posture correcte en travaillant avec le dos bien droit ;ne pas garder la même position trop longtemps et faire des pauses⦁ Ne pas infliger de torsions à la colonne vertébrale⦁ Eviter les talons hauts qui entrainent une mauvaise posture et une courbure artificielle de la colonne vertébrale⦁ Adopter une bonne posture lors du coucher ⦁ Pratiquer la relaxation pour soulager l’anxiété Les bonnes postures

AVC

L’AVC est une urgence vitale. La rapidité de sa prise en charge a un impact direct sur son issue qui peut être fatale. Epidémiologie C’est la 1ère cause de handicap acquis de l’adulte, la 2ème cause de démence après la maladie d’Alzheimer et la 2ème cause de mortalité dans le monde et la 3ème cause de mortalité en France .C’est aussi la 1ère cause de mortalité chez la femmeAvec plus de 16 millions d’AVC dans le monde, 5 millions de décès et 5 millions de handicaps lourds, l’OMS a désormais qualifié de « pandémie » ce mal du XXIème siècle.En France, on compte 130 000 AVC chaque année, responsable de 40 000 décès et 30 000 handicaps lourds. Au Canada, 50000 personnes subissent un AVC chaque année et environ 14000 en meurent. Les ¾ des AVC surviennent chez les gens entre 65 ans et plus. Au Canada et en Amérique du Nord, ils touchent plus les femmes que les hommes. Cela se produit rarement chez les enfantsIl peut survenir à tout âge malgré que l’âge moyen soit de 74 ans : 25% des patients ont moins de 65 ans et 10%ont moins de 45ans.Les AVC affectant les personnes jeunes augmentent de plus en plus. PhysiopathologieL’arrêt brutal de l’irrigation sanguine du cerveau qui caractérise l’AVC ischémique entraine une privation d’oxygène dans les zones cérébrales touchées avec des séquelles d’autant plus invalidantes que la prise en charge aura été effectuée  tardivement. Dans 40% des cas, il y’a des séquelles importantes.2millions de neurones meurent chaque minute. Il est donc impératif de prendre en charge le patient dans les minutes et heures qui suivent.20% des patients décèdent de l’AVC .Parmi les survivants,2 /3 récupèrent une indépendance fonctionnelle et ¾ peuvent reprendre une activité professionnelle.En cas d’hémorragie cérébrale, seulement 50% des patients survivent et conservent un handicap important : 1/4 d’entre eux s’en sort et peut conserver son indépendance. CausesDans 80% des cas, l’AVC est secondaire à l’interruption de l’irrigation d’une partie du cerveau provoquée par un caillot qui obstrue une artère. On parle d’AVC ischémique ou infarctus cérébral.Dans les 20% restantes, l’AVC a pour cause une hémorragie cérébrale causée généralement par une rupture d’anévrisme.D’autres causes : Hypertension artérielle, traumatisme ,malformation vasculaire,tumeurs… D’autres causes générales peuvent provoquer ces 2 types d’AVC :⦁ L’athérosclérose : formation de plaques de lipides sur la paroi des vaisseaux sanguins⦁ AVC Ischémique : formation d’un caillot sanguin qui obstrue les artères et veines.⦁ Hypertension artérielle : rupture de vaisseaux et pression sur d’autres cellules⦁ Anévrismes avec hémorragies Le scanner cérébral permet de distinguer entre infarctus et hémorragie cérébrale et l’IRM permet de détecter une ischémie cérébrale aigue dès les premières heures ConséquencesCela provoque la privation d’oxygène et de nutriments de cellules nerveuses et donc la mort cellulaire. Lorsque les cellules nerveuses meurent, elles ne se régénèrent pas. Plus les délais entre l’AVC et la prise en charge sont courts, plus les séquelles s’amenuisent Après la survenue d’un premier AVC, le risque de récidive est important : il est estimé à 30 à 40% dans les 5 années qui suivent. La gravité des séquelles dépend de la région du cerveau atteinte et des fonctions qu’elle contrôle. La moitié des personnes gardent des séquelles. 1 sur 10 récupèrent complètement. Toutefois, le cerveau a une bonne capacité d’adaptation. Les cellules nerveuses saines réussissent parfois à prendre la relève des cellules atteintes si elles sont stimulées par plusieurs exercices lors des rééducations. Il existe des accidents ischémiques transitoire (AIT) ou mini-AVC qui sont temporaires qui se résorbent naturellement sans laisser de séquelles. Le diagnostic est confirmé par une IRM .Les symptômes sont les mêmes qu’un AVC normal mais ils disparaissent en moins d’une heure. C’est un signe d’alerte car il peut être suivi d’un AVC plus grave au cours des 48h plus tard. Des traitements médicamenteux doivent être mis en place. Les signes et symptômes d’un AVC : dépendent de la partie du cerveau atteinte et surviennent parfois pendant le sommeil.⦁ Etourdissements, perte soudaine d’équilibre, de vigilance et perte de conscience⦁ Faiblaisse musculaire, une perte de sensibilité ou une paralysie du visage, d’un bras, d’une jambe ou d’un coté du corps.⦁ Confusion, difficulté soudaine à s’exprimer ou à comprendre⦁ Perte soudaine de la vue ou vision trouble⦁ Mal de tête brutal avec grande intensité avec parfois des vomissements Personnes à risque⦁ Hérédité⦁ Les personnes ayant eu un mini-AVC⦁ Troubles cardiaques : infarctus du myocarde, arythmie…⦁ Le diabète : favorise l’athérosclérose avec difficulté à dissoudre les caillots sanguins⦁ Apnée du sommeil : hypertension et formation de caillots sanguins⦁ Nombre de globules rouges élevé dans le sang : polyglobulie⦁ Hypercholestérolémie : induit l’athérosclérose⦁ Le tabagisme : athérosclérose, manque d’oxygène, stimulant avec hypertension⦁ Obésité et mauvaise alimentation⦁ Sédentarité⦁ Stress chronique⦁ Excès d’alcool et de drogues⦁ Prise de contraceptifs oraux : surtout chez les femmes de plus de 35ans⦁ L’hormonothérapie  Les traitementsL’AVC est une urgence médicale : il nécessite donc un traitement immédiat tout comme une crise cardiaque. Il faut contacter les services d’urgence le plus rapidement possible ; Plus les soins sont effectués rapidement, plus le risque de garder des séquelles diminue. A titre préventif :⦁ Prise en charge des anomalies vasculaires⦁ Echographie Doppler en cas de suspicion de rétrécissement d’une artère⦁ Surveillance de la pression artérielle⦁ Bilan des lipides sanguins et glycémie et prise en charge de l’hypercholestérolémie et de l’hyperglycémie⦁ Dépistage et contrôle fréquents chez les plus de 40 ans Médicaments :Si une artère est bloquée : thrombose ou embolie, le médecin prescrit un activateur du plasminogène tissulaire : une protéine du sang qui aide à dissoudre les caillots rapidement. Ce médicament doit être injecté par voie intraveineuse dans les 3 à 4,5heures qui suivent l’AVC pour être efficace. Après un AVC ischémique, on donne souvent un médicament anticoagulant ou antiagrégant plaquettaire : celui-ci aide à prévenir la formation de nouveaux caillots sanguins dans les artères. De plus, il prévient le grossissement de caillots déjà formés.Une fois l’AVC stabilisé, le médecin propose de l’aspirine. En cas d’hémorragie, des médicaments permettant la diminution de la pression artérielle sont prescris.L’hémorragie provoque parfois des crises d’épilepsie. Elles sont traitées à l’aide de médicaments de la classe des benzodiazépines. La chirurgie A titre préventif

La Lombosciatique

Est l’association d’une lombalgie et d’une névralgie du nerf sciatique. Elle se traduit par une douleur qui se manifeste dans le bas du dos et irradiant dans le membre inférieur innervé par le nerf sciatique.Elle est le plus souvent causée par une hernie discale. CausesLes lombosciatiques communes : dues à un conflit disco-radiculaire et plus généralement à une hernie discale.Cette hernie provoque une compression du nerf sciatique au niveau d’une ou plusieurs racines du nerf, ce qui provoque l’apparition de douleurs soudaines.C’est une lombosciatique aigue et elle est la plus fréquente. Lombosciatique commune : cause : hernie discale Les lombosciatiques symptomatiques sont à l’origine de pathologies spécifiques : une infection, affection inflammatoire,un traumatisme,un développement tumoral… Le diagnostic L’examen clinique permet d’orienter le diagnostic vers une lombosciatiqueLe médecin s’intéresse aux douleurs perçues et aux symptômes associés. Certains cas sont urgents notamment les douleurs insupportables et les déficits moteurs.Des examens complémentaires peuvent être requis pour confirmer et approfondir le diagnostic ( Scanner , IRM…). Les symptômes  Douleur au niveau du bas du dos et se prolongeant dans le membre inférieur. Elle est le plus souvent unilatéraleLes caractéristiques de la douleur varient selon la cause.Elle peut : s’installer de manière brutale ou progressive, se manifester dans la journée avec l’activité ou apparaître durant la nuit au reposDans certains cas, la douleur s’accompagne d’un engourdissement et de fourmillements dans le membre inférieur. Les urgences médicales :⦁ La sciatique hyperalgique avec résistance aux antalgiques⦁ La sciatique paralysante qui entraine un déficit moteur soudain ou progressif⦁ La sciatique avec syndrome de la queue de cheval qui se traduit par l’apparition de troubles sphinctériens (incontinence urinaire…) La consultation médicale doit être urgente lors des signes suivants : fièvre, déficit moteur d’une ou des 2 membres inférieurs, perte de sensibilité au niveau du périnée, difficultés à uriner ou besoin urgent d’uriner pouvant suggérer des troubles de contrôle des sphincters urinaires, constipation pouvant suggérer des troubles de contrôle des sphincters anorectaux , infection urinaire…selon la cause Incontinence urinaire Les traitements Plusieurs traitements peuvent être envisagés en fonction de la cause de la lombosciatique, de son évolution et de l’état du patient.Ils reposent sur : ⦁ Un traitement médicamenteux : antalgiques, anti-inflammatoires, myorelaxants…⦁ Séances de kinésithérapie⦁ Intervention chirurgicale selon la cause : hernie discale étant la plus fréquente Prévenir la lombosciatique ⦁ Alimentation saine et équilibrée⦁ Lutter contre l’obésité⦁ Lutter contre la sédentarité en ayant une activité physique régulière⦁ Eviter la position assise prolongée et garder le dos droit⦁ Plier les genoux pour ramasser un objet ou lever une charge lourde

La Lombocruralgie

La lombocruralgie est liée à la compression ou l’inflammation du nerf crural au niveau des vertèbres lombaires. Ce nerf innerve la jambe.Elle se manifeste par une douleur dans le bas du dos, le devant de la cuisse et la face interne du genou et allant jusqu’au pied. Causes et mécanismes La racine du nerf crural peut être comprimé par une hernie discale au niveau de la 3ème et la 4ème vertèbres lombaires où le disque intervertébral sort de son emplacement.Cette hernie discale est généralement post traumatique ( effort violent, port de charges excessives ou microtraumatismes répétés) mais peut être aussi due à l’usure prématurée du disque, au surpoids et à la sédentarité.Elle peut aussi être provoquée par une arthrose rachidienne.Un hématome du muscle psoas qui rattache la cuisse au tronc peut également comprimer le nerf fémoral.Dans de rares cas, elle peut être due à une infection ou une tumeur cancéreuse.Nous pouvons citer d’autres causes : rétrécissement du canal lombaire,fracture du vertèbre,kyste,abcès au niveau du bassin,hématome,scoliose lombaire… SymptômesLa compression du nerf fémoral provoque une douleur dans le bas du dos, le devant de la cuisse, au niveau de l’aine ,la face interne du genou et la face interne du tibia.Elle peut irradier tout au long du nerf : depuis la fesse jusqu’au bas du mollet. Dans le cas d’une arthrose ou une comression en cas d’hernie discale, les douleurs surviennent lors du mouvement à la marche par exemple. La douleur est exacerbée à l’effort, notamment une vive douleur au quadriceps quand on monte les escaliers, et s’accompagne parfois de fourmillements et de picotements et d’une perte de sensibilité. Les douleurs sont accompagnées de dysesthésies (zones douloureuses à la palpation). Lorsque les fonctions sensitivomotrices du nerf fémoral sont touchées, le patient peut ressentir : des picotements, des décharges électriques, des difficultés pour bouger sa jambe sa cuisse ou son pied avec sensation d’une « jambe qui tombe » Concernant la cause tumorale ou infectieuse, les douleurs sont intenses et surviennent au repos ou au cours de la nuit. Elles s’accompagnent aussi de fièvre. Cette forme est rare. En cas de cruralgie dite paralysante, certaines parties du corps sont paralysées de façon partielle ou complète ( genou, pointe ou talon du pied…) Le diagnostic :Il repose sur l’interrogatoire du patient et l’observation des symptômes.Le signe de Lasèque inversé ou signe de Léri qui consiste à allonger le patient sur le ventre et à lui demander de fléchir le genou vers la fesse déclencherait la douleur de la cruralgie.D’autres examens complémentaires doivent être faits : radiographie du rachis lombaire, un scanner et une IRM du rachis surtout dans le cas des douleurs au repos et dans la nuit car elles peuvent être le signe d’une infection ou d’une tumeur. Traitement :⦁ Le repos ⦁ Prescription d’antidouleurs : anti-inflammatoires, antalgiques, décontractant musculaire⦁ En cas de persistance de la cruralgie : infiltration de corticoïdes peuvent être réalisée par le médecin spécialiste : neurochirurgien… Le mouvement est conseillé ainsi que des séances de kinésithérapie afin de remuscler la sangle abdominale et son dos. Lorsque la cruralgie résiste à ces traitements ou si elle se complique (cruralgie paralysante syndrome de la queue de cheval avec difficulté de retenir les urines et les gaz…), une intervention chirurgicale consistant à libérer la compression du nerf par l’excision de l’hernie discale (Dissectomie). Pour éviter les récidives, il est conseillé d’adopter une bonne hygiène de vie (bonnes postures, ne pas soulever de charges lourdes, marche à pied, entretien de la musculature…)

Parkinson

DéfinitionMaladie Neurologique chronique dégénérative affectant le système nerveux central responsable des troubles : mouvements ralentis, tremblements, rigidité, autres troubles non moteurs… EpidémiologieLa maladie de Parkinson est la seconde maladie neurodégénérative la plus fréquente après la maladie d’Alzheimer.C’est la 2ème cause d’handicap moteur majeur après les AVC chez les sujets âgésLa maladie apparaît entre 45 et 70 ans : l’âge moyen est de 60 ans. Le pic est vers 70 ansL’incidence de la maladie augmente avec l’âgeElle est moins fréquente chez les personnes d’ascendance Africaine et Asiatique. Les hommes seraient plus souvent atteints que les femmes.300000 personnes sont diagnostiquées chaque année à l’échelle mondiale : 1/100 à65 ans et 1/200 à 70 ansEn 2030, les prévisions décrivent une augmentation de 50% du au vieillissement, à un meilleur dépistage ainsi que d’autres facteurs environnementaux Mécanisme :Les cellules nerveuses atteintes sont situées dans la substance noire du cerveau , dans le mécencéphale,striatum, thalamus et du noyau sous-thalamique. Dans cette zone , il y’a une production de Dopamine : un neurotransmetteur qui permet le contrôle du mouvement. La mort de ces cellules crée un manque de dopamine et augmente l’acétylcoline et le glutamate. Symptômes moteursLes premiers symptômes n’apparaissent qu’après que 60 à 80% des cellules nerveuses de la substance noire soient détruites : après 5 à 10 ans d’évolution. La plasticité cérébrale permet pendant cette période un fonctionnement cérébral normal. Les symptômes moteurs sont souvent asymétriques : avec un seul côté du corps atteint ou les deux.Hypertonie musculaire extrapyramidaleTremblements : lent et régulier dans les extrémités. Le patient semble compter sa monnaie. Est augmenté par les efforts de concentration : main, tête et jambes. Cessent lors du sommeilAkinésie et bradykinésie : rareté et lenteur des mouvements avec perturbation de la mimique et des mouvements automatiques comme la marche (lente et à petits pas) Symptômes non moteurs :Anosmie : Altération de l’odorat : concerne 100% des parkinsoniensVoix chevrotante : sans expression avec difficulté à articulerAbsence d’expression faciale avec absence de battements des paupièresMicrographie : petite écritureTroubles cognitifs : difficulté à penserLes chutesHyper salivation et troubles de la déglutitionDysarthrie (troubles de la parole)Mauvaise vision des couleurs et des contrastesTroubles urinaires avec mictions urgentes et constipationChangement de la pression artérielle : vertiges, hypotension…Vision des couleurs et des contrastes altéréeDépression, troubles de l’humeur et du sommeilTroubles de la mémoire La démarche Parkinsonienne :Rigidité motrice, souci de contrôle, perfectionnisme et déficit dans la recherche de nouveauté caractéristique de l’hypo dopaminergique. Il marche avec des petits pas en trainant des pieds, le dos voûté avec peu de balancement des bras Les stades de la maladieStade 1 : premiers signes unilatéraux ne gênant pas la vie quotidienneStade 2 : signes unilatéraux mais entraînant une gêneStade 3 : signes bilatéraux : posture modifiée, pas d’handicap grave, autonomie complèteStade 4 : handicap plus sévère, marche encore possible, autonomie limitéeStade 5 : marche impossible ( fauteuil roulant, alitement), perte d’autonomie Examens clinique et complémentairesLe diagnostic est généralement clinique : il peut être confondu au départ avec un vieillissement normal mais au fur et à mesure qu’il s’aggrave, le diagnostic devient évident :Le scanner cérébral et l’IRM sont normaux mais permettent d’éliminer d’autres maladies Causes et Facteurs de risqueLes causes de la maladie restent inconnues. Cependant des facteurs génétiques et environnementaux interviennent Age : patients jeunes pour la forme génétiqueLe sexe : les hommes sont plus touchés que les femmesLa Génétique : 21 variants génétiques.15% des patients ont un proche atteint. Des mutations génétique. Prédominance en Afrique du nord,péninsule ibériqueFacteurs environnementaux : exposition aux toxines, pesticides, solvants, métaux :l’exposition aux pesticides augmenterait le risque de 70% Facteurs protecteurs : le sport, le café, la vitamine B6, les antioxydants (vitamine C et D), la Nutrition (régime méditerranéen avec des Oméga 3), les oestrogènes… Traitement :Il n’existe pas de traitement curatif. Les médicaments agissent seulement sur les symptômes en les diminuant et ralentissent la progression de la maladie. Il dépend de plusieurs facteurs :âge, style de vie, gravité des symptômes, loisirs… Médicaments : La L-DOPA est le traitement le plus utilisé. Il est transformé n dopamine dans le cerveau pour combler le déficit induit par la maladie. Elle atténue les difficultés de mouvement, les tremblements et la rigidité des membres. Son effet diminue avec le temps. La 2ème classe médicamenteuse sont les agonistes dopaminergiques. Elle inhibe l’enzyme qui catalyse la dopamine. Elle a d’autre effets secondaires (nausées, vomissements…) Les inhibiteurs de la monoamine-oxydase B dimonuent la dégradation de la dopamine et empêchent la formation de radicaux libre et toxines neurologiques protégeant ainsi les cellules saines. Les anticholinergiques réduisent les tremblements en rétablissant l’équilibre entre la dopamine et l’acétylcholine dans le cerveau Ces traitements ne sont pas efficaces contre les symptômes non moteurs. Traitement non médicamenteux :La Kinésithérapie : améliore l’équilibre et la vitesse, l’endurance et diminue les blocages…. L’Alimentation : diminution de la consommation des protéines. Consommer : fruits, légumes, céréales contiennent des antioxydants protecteurs contre l’oxydation. La mastication devenant difficile : il faudra bien mélanger les aliments. Vitamine E Exercice physique : améliore la mobilité, la flexibilité, l’équilibre, la coordination, réduit les effets secondaires et contribue à l’augmentation de la sécrétion de Dopamine. Il permet aussi de lutter contre la dépression. L’ergothérapie : rééducation fonctionnelle et adaptation à domicile Prévenir les chutes : aménager l’espace du patient  Activités artistiques : art thérapie, musicothérapie atténue les symptômes Rééducation orthophonique : troubles de la parole, déglutition et micrographie et lutte contre les parésie du visage Yoga et Relaxation : favorise l’équilibre et l’assouplissement et apprend à gérer son stress et atténue donc les symptômes surtout les tremblements Stimulation cérébrale profonde :Consiste à implanter 2 électrodes dans une région cérébrale précise : il s’agit généralement du noyau sous-thalamique.Les électrodes sont reliées à un nerurostimulateur.Ce dernier est implanté sous la peau de la région sous claviculaire ou abdominale.Le neurostimulateur générera des impulsions électrique qui vont interrompre le signal émis par le cerveau responsable des symptômes moteurs de la maladie.Cepedant, elle ne réduit pas la rigidité musculaire, ne corrige pas la perte du mouvement volontaire.Elle est réservée aux patients présentant un handicap important et ayant moins que 70 ans Stimulation magnétique transcrânienneC’est aussi une stimulation électrique du cerveau.Elle consiste en de brèves impulsions magnétiques délivrées par une bobine placée sur le cuir chevelu.Ces impulsions modulent l’activité des neurones du cortex moteur qui est responsable des mouvements L’administration d’apomorphine ou de