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Les Lombalgies

Définitions

Est un mal de dos situé au niveau des vertèbres lombaires. Les Vertèbres concernées vont de D12 à S1.
Les douleurs peuvent descendre jusqu’aux fesses, voire jusqu’à l’arrière des genoux.

Les lombalgies sont fréquentes : en effet, les vertèbres lombaires sont fortement sollicitées et soutiennent une part importante du poids corporel.

Les lombalgies sont souvent liées au monde du travail : 20% des accidents de travail et 7% des maladies professionnelles. On estime 2 salariés sur 3 qui ont souffert ou vont souffrir d’un mal de dos.

Les facteurs de risque

La génétique, les efforts répétés surtout de charge, la station debout ou station assise prolongée, antécédents de traumatisme, vibrations, antécédents de maladies psychosomatiques, insatisfaction au travail, anxiété, dépression…

Les causes :
Nous pouvons classer les lombalgies en 2 catégories : les communes et les symptomatiques :

La Lombalgie commune : elle n’a pas comme cause une « maladie spécifique » .Elle est caractérisée par une douleur faible à très vive .
Les causes sont diverses: un Effort excessif, un mouvement brutal, une posture maintenue trop longtemps, perte d’élasticité des disques intervertébraux chez les plus de 50 ans, arthrite ou arthrose, hernie discale…

Elle est très fréquente : 60% de la population adulte avec une prévalence maximale entre 55 et 65 ans.

La lombalgie peut devenir chronique si elle va au delà de 3mois et est favorisée par la non guérison d’un facteur mécanique initial, des facteurs psychosociaux, ou encore une mauvaise prise en charge.

La lombalgie commune est sans gravité car elle n’entraine pas de lésion majeure et disparaitra sans traitement après quelques semaines. Cependant, elle laissera des traces en fragilisant les disques intervertébraux.

La lombalgie symptomatique ou spécifique : elle est due à une maladie : infection, tumeur, fracture, malformation …Elle est plus rare que la lombalgie commune

80% des personnes (4 personnes sur 5) vont présenter au moins un épisode de lombalgie au cours de leur vie

Les Symptômes

Le patient ressent souvent un blocage et des difficultés à faire certains mouvements. Il existe 2 types de douleurs :

Inflammatoires : spontanée et non liée au mouvements. Elles sont nocturnes et se manifestent pendant la 2ème moitié de la nuit et réveillent le patient. Elles se prolongent par une forte raideur matinale du rachis diminuant plus ou moins dans la journée.

Mécaniques : apparaît lors de l’usage de l’articulation, le plus souvent dans la journée. Elle n’est pas assez intense pour réveiller le malade lors de ses mouvements de nuit. Elles sont maximales en fin de journée et peuvent gêner l’endormissement.

Traitement et prise en charge

Il faudra rechercher une pathologie sous jacente en cas de signes : douleurs non mécaniques présentes au repos et dans la nuit, signes neurologiques (atteintes motrices des jambes), paresthésie, traumatisme important, perte de poids inexpliquée, antécédent de tumeur, ,déformation structurale de la colonne,douleur au niveau du thorax, fièvre, douleurs apparaissant avant 20 ans et après 60 ans, altération de l’état général.

En cas de simple lombalgie commune, le traitement comporte des règles d’hygiène de vie, le maintien du mouvement et l’activité physique, des antalgiques, des antiinflammatoires, des myorelaxants ainsi qu’une kinésithérapie active.Il faut également rester actif pour favoriser un travail musculaire.

Le patient pourrait aussi recourir à la chaleur locale : rayons infrarouges, balnéothérapie chaude, les massages, l’acupuncture, la thalassothérapie (bains, jets, piscine, massages, rééducation localisée…), le renforcement musculaire des lombaires et des abdos.

La rééducation est essentielle. Elle doit débuter à distance des crises douloureuses. Elle nécessite la coopération du patient et consiste généralement en des massages ainsi que des mouvements à pratiquer (étirements, posture, simulation de mouvements du quotidien…).
On utilise également les appareils de contention lombaire ou des ceintures de soutien lombaire

En cas d’échec du traitement médical, on peut proposer : des infiltrations corticoïdes épidurales précédées d’une intradurale, des tractions lombaires au lit ou sur table, séances de manipulations vertébrales et la pose de lombostat de 4 à 6 semaines.

La prévention :

Chez l’enfant : adaptation des meubles à sa taille, le sport, pantalons, ceintures et chaussures adaptées…

Chez l’adulte : éviter le surpoids, avoir un lit adapté, une bonne position assise et se relever en s’aidant des accoudoirs et des cuisses, ne pas rester debout trop longtemps, ne pas porter de talons trop hauts ou trop plats, siège de la voiture incliné, ne pas soulever d’objets lourds, avoir un bureau et un siège adapté, faire des sports adaptés : la natation, la marche à pied, aerobic,yoga…

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