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AVC

L’AVC est une urgence vitale. La rapidité de sa prise en charge a un impact direct sur son issue qui peut être fatale.

Epidémiologie

C’est la 1ère cause de handicap acquis de l’adulte, la 2ème cause de démence après la maladie d’Alzheimer et la 2ème cause de mortalité dans le monde et la 3ème cause de mortalité en France .C’est aussi la 1ère cause de mortalité chez la femme
Avec plus de 16 millions d’AVC dans le monde, 5 millions de décès et 5 millions de handicaps lourds, l’OMS a désormais qualifié de « pandémie » ce mal du XXIème siècle.
En France, on compte 130 000 AVC chaque année, responsable de 40 000 décès et 30 000 handicaps lourds.

Au Canada, 50000 personnes subissent un AVC chaque année et environ 14000 en meurent.

Les ¾ des AVC surviennent chez les gens entre 65 ans et plus. Au Canada et en Amérique du Nord, ils touchent plus les femmes que les hommes. Cela se produit rarement chez les enfants
Il peut survenir à tout âge malgré que l’âge moyen soit de 74 ans : 25% des patients ont moins de 65 ans et 10%ont moins de 45ans.Les AVC affectant les personnes jeunes augmentent de plus en plus.

Physiopathologie
L’arrêt brutal de l’irrigation sanguine du cerveau qui caractérise l’AVC ischémique entraine une privation d’oxygène dans les zones cérébrales touchées avec des séquelles d’autant plus invalidantes que la prise en charge aura été effectuée  tardivement. Dans 40% des cas, il y’a des séquelles importantes.2millions de neurones meurent chaque minute. Il est donc impératif de prendre en charge le patient dans les minutes et heures qui suivent.
20% des patients décèdent de l’AVC .Parmi les survivants,2 /3 récupèrent une indépendance fonctionnelle et ¾ peuvent reprendre une activité professionnelle.
En cas d’hémorragie cérébrale, seulement 50% des patients survivent et conservent un handicap important : 1/4 d’entre eux s’en sort et peut conserver son indépendance.

Causes
Dans 80% des cas, l’AVC est secondaire à l’interruption de l’irrigation d’une partie du cerveau provoquée par un caillot qui obstrue une artère. On parle d’AVC ischémique ou infarctus cérébral.
Dans les 20% restantes, l’AVC a pour cause une hémorragie cérébrale causée généralement par une rupture d’anévrisme.D’autres causes : Hypertension artérielle, traumatisme ,malformation vasculaire,tumeurs…

D’autres causes générales peuvent provoquer ces 2 types d’AVC :
⦁ L’athérosclérose : formation de plaques de lipides sur la paroi des vaisseaux sanguins
⦁ AVC Ischémique : formation d’un caillot sanguin qui obstrue les artères et veines.
⦁ Hypertension artérielle : rupture de vaisseaux et pression sur d’autres cellules
⦁ Anévrismes avec hémorragies

Le scanner cérébral permet de distinguer entre infarctus et hémorragie cérébrale et l’IRM permet de détecter une ischémie cérébrale aigue dès les premières heures

Conséquences
Cela provoque la privation d’oxygène et de nutriments de cellules nerveuses et donc la mort cellulaire. Lorsque les cellules nerveuses meurent, elles ne se régénèrent pas. Plus les délais entre l’AVC et la prise en charge sont courts, plus les séquelles s’amenuisent

Après la survenue d’un premier AVC, le risque de récidive est important : il est estimé à 30 à 40% dans les 5 années qui suivent.

La gravité des séquelles dépend de la région du cerveau atteinte et des fonctions qu’elle contrôle. La moitié des personnes gardent des séquelles. 1 sur 10 récupèrent complètement.

Toutefois, le cerveau a une bonne capacité d’adaptation. Les cellules nerveuses saines réussissent parfois à prendre la relève des cellules atteintes si elles sont stimulées par plusieurs exercices lors des rééducations.

Il existe des accidents ischémiques transitoire (AIT) ou mini-AVC qui sont temporaires qui se résorbent naturellement sans laisser de séquelles. Le diagnostic est confirmé par une IRM .Les symptômes sont les mêmes qu’un AVC normal mais ils disparaissent en moins d’une heure. C’est un signe d’alerte car il peut être suivi d’un AVC plus grave au cours des 48h plus tard. Des traitements médicamenteux doivent être mis en place.

Les signes et symptômes d’un AVC : dépendent de la partie du cerveau atteinte et surviennent parfois pendant le sommeil.
⦁ Etourdissements, perte soudaine d’équilibre, de vigilance et perte de conscience
⦁ Faiblaisse musculaire, une perte de sensibilité ou une paralysie du visage, d’un bras, d’une jambe ou d’un coté du corps.
⦁ Confusion, difficulté soudaine à s’exprimer ou à comprendre
⦁ Perte soudaine de la vue ou vision trouble
⦁ Mal de tête brutal avec grande intensité avec parfois des vomissements

Personnes à risque
⦁ Hérédité
⦁ Les personnes ayant eu un mini-AVC
⦁ Troubles cardiaques : infarctus du myocarde, arythmie…
⦁ Le diabète : favorise l’athérosclérose avec difficulté à dissoudre les caillots sanguins
⦁ Apnée du sommeil : hypertension et formation de caillots sanguins
⦁ Nombre de globules rouges élevé dans le sang : polyglobulie
⦁ Hypercholestérolémie : induit l’athérosclérose
⦁ Le tabagisme : athérosclérose, manque d’oxygène, stimulant avec hypertension
⦁ Obésité et mauvaise alimentation
⦁ Sédentarité
⦁ Stress chronique
⦁ Excès d’alcool et de drogues
⦁ Prise de contraceptifs oraux : surtout chez les femmes de plus de 35ans
⦁ L’hormonothérapie 

Les traitements
L’AVC est une urgence médicale : il nécessite donc un traitement immédiat tout comme une crise cardiaque. Il faut contacter les services d’urgence le plus rapidement possible ; Plus les soins sont effectués rapidement, plus le risque de garder des séquelles diminue.

A titre préventif :
⦁ Prise en charge des anomalies vasculaires
⦁ Echographie Doppler en cas de suspicion de rétrécissement d’une artère
⦁ Surveillance de la pression artérielle
⦁ Bilan des lipides sanguins et glycémie et prise en charge de l’hypercholestérolémie et de l’hyperglycémie
⦁ Dépistage et contrôle fréquents chez les plus de 40 ans

Médicaments :
Si une artère est bloquée : thrombose ou embolie, le médecin prescrit un activateur du plasminogène tissulaire : une protéine du sang qui aide à dissoudre les caillots rapidement. Ce médicament doit être injecté par voie intraveineuse dans les 3 à 4,5heures qui suivent l’AVC pour être efficace.

Après un AVC ischémique, on donne souvent un médicament anticoagulant ou antiagrégant plaquettaire : celui-ci aide à prévenir la formation de nouveaux caillots sanguins dans les artères. De plus, il prévient le grossissement de caillots déjà formés.
Une fois l’AVC stabilisé, le médecin propose de l’aspirine.

En cas d’hémorragie, des médicaments permettant la diminution de la pression artérielle sont prescris.
L’hémorragie provoque parfois des crises d’épilepsie. Elles sont traitées à l’aide de médicaments de la classe des benzodiazépines.

La chirurgie

A titre préventif et en cas de sténose artérielle carotidienne :

⦁ Une endartériectomie de la carotide : nettoie la paroi de la carotide atteinte d’athérosclérose : elle prévient l’AVC
⦁ Une angioplastie : placement d’un ballonnet dans l’artère affectée par l’athérosclérose pour prévenir son blocage. Une petite tige métallique est aussi introduite pour réduire le rétrécissement de l’artère.

En cas de thrombose, 2 techniques chirurgicales sont à préconiser :
⦁ La thrombolyse intraveineuse : administration par voie veineuse d’une molécule capable de dissoudre le caillot sanguin. Il existe néanmoins un risque d’hémorragie. Elle doit être dans les 4 h suivants l’AVC

⦁ La thrombectomie mécanique : consiste à introduire un cathéter via l’artère fémorale et à le remonter jusqu’à l’artère obstruée. Un guide à l’extrémité du cathéter perfore le caillot et s’y accroche de façon à pouvoir le tracter. Une aspiration facilite ce remorquage. Elle doit être effectuée dans les 6 heures suivants l’AVC

En cas d’hémorragie : le neurochirurgien procède à une chirurgie du cerveau pour retirer le sang accumulé. Il traite aussi l’anévrisme : il existe plusieurs méthodes …
S’il existe une malformation vasculaire (anévrysme ou malformation artérioveineuse), il faudra la traiter

Rééducation et Réadaptation
Elle vise à entrainer des cellules nerveuses d’une partie non atteinte du cerveau à remplir les fonctions d’autres cellules nerveuses touchées par l’AVC ;
Par ailleurs : une prise en charge multidisciplinaire est requise : infirmière, diététicien, physiothérapeute,orthophoniste,ergothérapeute,psychologe, psychiatre…

La Prévention (Environnement)
Les personnes ayant des habitudes de vie saines réduisent de 80% les risques d’AVC par rapport à celles qui négligent les facteurs de risque.

⦁ Ne pas fumer
⦁ Eviter l’alcool
⦁ Activité physique
⦁ Bonne alimentation : pauvre en sel, riche en fruits et légumes
⦁ Changer de méthode contraceptive

Les séquelles :
⦁ Hémiplégie
⦁ Aphasie modérée ou sévère

La majorité des patients récupèrent leur capacité à marcher mais la motricité du bras et de la main restent altérés

⦁ Fatigue, dépression, anxiété, irritabilité, trouble de la concentration

Les jeunes récupèrent mieux lors des rééducations

Les complications
Elles surviennent chez la moitié des patients qui ont été victimes d’AVC :
⦁ Complications infectieuses souvent liées à l’alitement
⦁ Neurologiques : liées au déficit moteur et sensitif

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